Projection du film « Demain » à Alger

Projection du film « Demain » à Alger

Un film qui montre que c’est maintenant qu’il faut changer le monde à son niveau ! des solutions existent avec l’agroécologie notamment ! »

Cyril Dion, fondateur du Mouvement des Colibris (200 000 adhérents et sympathisants) est venu présenter son nouveau film à Alger, qui a fait sensation au cinéma El Mouggar!

Des membres de Torba l’ont rencontré et discuté de son film « Demain ».
il en ressort que malgré la situation préoccupante dans laquelle nous nous trouvons, otages d’un modèle de surconsommation qui ne profite qu’aux nantis, le film présente des pistes de sortie de crise, pour un monde meilleur, plus solidaire, plus engagé, moins matérialiste. C’est possible ! … et c’est pourquoi tout citoyen du monde devrait se sentir mobilisé pour produire du changement, d’abord dans sa vie privée, par ses choix de consommation, jusqu’à son militantisme dans des mouvements éco-citoyens comme il y en a de plus en plus de par le monde, y compris l’Algérie!
Le Collectif Torba est un exemple de cette prise de conscience écologique, qui met tout en œuvre pour se prendre en charge collectivement pour développer la société de Demain, de l’après-pétrole !

Interview :
A travers votre film « Demain » excellemment bâti, vous tentez de raconter la société de demain ?

Pendant des années, l’Occident a essayé d’exporter son rêve et qu’il fallait vivre comme eux. Aujourd’hui, nous voulons montrer à travers ce long métrage documentaire «Demain » qu’il n’est plus possible de vivre ainsi.

Nous voulons que les gens qui regardent ce film dans d’autres pays, se rendent compte qu’il ne s’agit plus aujourd’hui de copier sur le modèle occidental. Le monde occidental est en train de nous mener à la catastrophe et à la faillite à la fois. Les occidents eux –mêmes, sont en train de changer de perspectives, de s’engager dans une nouvelle voie. Nous sommes arrivés à la réflexion suivante : Le monde que nous avons construit maintenant est un monde extrêmement matérialiste. C’est une histoire qui a été largement portée par le cinéma, par la littérature et par la télévision pendant des années. Cette histoire est tellement puissante que l’Occident s’est rendu compte que beaucoup de pays dans le monde veulent changer les choses. Notre démarche avec ce film était de raconter une autre histoire du futur, de montrer qu’il y a des gens sur cette planète qui sont en train de changer l’économie, la culture, l’industrie, l’agriculture et l’énergie pour être plus heureux et afin de résoudre un certain nombre de problèmes qui on été causés parce qu’on a voulu exporter.

Votre film documentaire a une charge cinématographique très forte. Comment avez-vous, justement, procédé pour faire pénétrer votre caméra dans certains endroits ?

En fait, nous n’avons eu aucune autorisation. Une journée était très précise. C’est moi qui aie écrit le film. On savait exactement qui on voulait aller voir. Où ? Et surtout ce qu’on voulait qu’ils disent et à quel endroit le film allait se situer. Nous sommes allées dans dix pays et nous avions peu de temps. Nous sommes restés trois jours dans chaque pays. Une journée type ressemblait à ceci : On décidait de l’endroit. Le lendemain matin, Mélanie allait opérer avec un chef opérateur pour commencer aller imaginer les plans, à réfléchi à des angles et à mettre en scène la séquence. Me concernant, j’ai passé des heures avec les gens pour les mettre en confiance. Je dirai que mon parcours d’activiste m’a beaucoup aidé. Du coup quand on film on essayé toujours de faire en sorte que la complicité puisse se voir à l’écran.

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Des membres du Collectif Torba avec Cyril Dion, à la salle El Mouggar à Alger

http://www.colibris-lemouvement.org

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