La Permaculture à Mostaganem !

La Permaculture à Mostaganem !

La Formation de Permaculture de Mostaganem s’est déroulée dans le cadre irremplaçable de Djanatu alarif, qui dispose d’une ferme et d’une ressource humaine qui monte en puissance, et qui sera dans les années à venir une référence en la matière !

les 5 formateurs Torba ont pu ainsi déployer tout leur talent et leur bonne humeur pour transmettre leur passion de la Permaculture, qui a « contaminé » l’assistance et leur a donné envie de cultiver leur santé, faire plus attention à leur mode de consommation, se rapprocher de la terre nourricière et la considérer autrement !

 

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شكر جميع اعظاء جنة العارف الذين ساهمو في نجاح هذه الحصة التكوينية في مجال الزراعة الصحية المستدامة في متناول الجميع و اللتي ستعرف في السنوات المقبلة ان شاء الله اقبالا واسعا عند الشباب

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En effet, du 7 au 9 avril 2017, une quarantaine de personnes ont pu bénéficier d’une formation en permaculture proposée par le collectif Torba, au centre de la fondation méditéranéenne du développement durable « Djanatu Al-Arif ».

Ces trois jours ont été l’occasion de découvrir les principes de bases du jardinage en permaculture, mais aussi de les mettre en pratique, grâce à un lieu particulièrement adapté. Du compost aux buttes auto-fertiles, en passant par les semis et l’analyse des composants du sol, les participants ont pu mettre les mains dans la terre et réaliser eux-mêmes les principales activités nécessaires à la mise en place d’un jardin.

Selon l’un des jeunes participants, « l’équipe de formateurs est très bien préparée », et les interventions étaient de qualité. S’il a décidé de se déplacer jusqu’à Mostaganem pour cette formation, c’est avant tout pour « la rencontre humaine », notamment avec les personnes du collectif Torba, qu’il suit sur facebook depuis ses débuts. Mais chaque participant avait sa motivation. « J’aimerais proposer cette formation à mes lycéens, pour qu’ils observent mieux la nature et qu’ils cultivent leur santé », ambitionne une enseignante de Mostaganem. Certains, aussi, connaissaient la permaculture depuis longtemps : « j’ai commencé à m’intéresser à l’alimentation bio, je surveillais mon alimentation, et j’ai découvert la permaculture », raconte une participante. Dès qu’elle a entendu parler de la formation, elle a voulu y participer, afin que cela enrichisse son projet personnel. « On a eu les notions de base ; Torba a une certaine expérience ».

Ces trois jours sont donc une première initiative du genre, en Algérie, qui ne demande qu’à être renouvelée et adaptée à différents niveaux, afin que chacun puisse y trouver son compte dans son projet. Mais ce qui restera dans la mémoire de l’ensemble des participants, formés et formateurs, c’est l’échange et les rencontres humaines, dans une ambiance détendue et chaleureuse !

Merci aux formateurs, merci aux organisateurs du Centre Djanatu al-arif et à tous ceux qui ont œuvré pour que cette formation soit rendue possible, et merci aux participants pour tout ce qu’ils ont apporté comme (bio)diversité !

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Compte rendu de Mr Ksantini de Saida – Nature, qui a organisé une Rencontre au Centre Culturel de Saida:

 

En attendant l’arrivée des retardataires, j’ai projeté un petit documentaire de 29 minutes sur la ferme agroécologique du Bec Hélouin en Normandie, France. Ce n’était pas la première fois mais à chaque fois l’effet est le même : les gens sont totalement captivés par cette histoire et par les résultats obtenus par ce couple qui s’est engagé à fond dans la permaculture.

Après cela, il est aisé de parler de la permaculture. Cette belle aventure née de l’agriculture naturelle de Masanobu Fukuoka et théorisée avec brio par Bill Mollison et David Holmgren. Depuis, sur toute la planète des initiatives citoyennes s’en inspirent pour affirmer avec force le retour à la terre nourricière. Ce n’est pas uniquement l’aspect économique, même s’il est légitime, qui relie l’ensemble des initiatives citoyennes dont j’ai parlé, il y a aussi, et surtout, l’aspect social et l’aspect environnemental. A tous les niveaux d’intervention, individuel ou collectif, les citoyens de tous les pays expriment les mêmes préoccupations, le même enthousiasme et le même objectif : reprendre en main leur vie en changeant de regard et comme le dit Pierre Rabhi , en changeant de paradigme.

Le mouvement de la transition né à Totnes, Angleterre, grâce à l’action d’un professeur en permaculture, Rob Hopkins, est la première initiative citoyenne qui me semble fondamentale dans la prise de conscience planétaire qu’une autre voie est possible, que les « classiques » de l’économie et de l’agriculture traditionnelles ou plutôt conventionnelles, ont échoué. « Incredible edibles » qui est né à Todmorden, Angleterre, et en France et dans tous les pays francophones sous le nom de « Incroyables comestibles » grâce à François Rouillay, a essaimé dans le monde entier. Depuis, François Rouillay a prit son bâton de pèlerin pour prêcher la bonne parole de l’autonomie alimentaire des villes. Et ce concept a de plus en plus de succès : dernièrement la municipalité de Saint-Omer, Nord, a prit la décisioon d’autoriser les citoyens à végétaliser la ville. C’est-à-dire à planter des fruits et légumes en ville. Dans quelques années, on mesurera l’extraordinaire vision stratégique de François Rouillay.
Cette forme d’agriculture urbaine à petite échelle est, je n’en doute pas, une première étape vers une agriculture urbaine véritable. Certains, comme à Détroit, Michigan, poussés part la nécessité de se nourrir ont investit les espaces publics pour en faire des jardins potagers.

Va-t-on vers des villes qui nourriraient les campagnes, je ne le crois pas mais ne trouvez-vous pas quelque peu bizarre que chez nous de magnifiques espaces urbains soient laissés aux ordures ou aux parkings sauvages alors qu’on peut en faire des jardins potagers partagés, des jardins nourriciers et thérapeutiques où la biodiversité animale et végétale seraient les bienvenues et où les liens sociaux seraient renouvelés ? Ne trouvez-vous pas bizarre qu’une famille disposant d’un jardin aille acheter ses pommes de terre ou sa menthe et son persil au marché ? Et ne trouvez-vous pas bizarre qu’on ne propose pas aux enfants de fellahs, déscolarisés et sans qualification, autre chose que des formations de chauffagistes, de mécaniciens auto et de ferronniers ?

La permaculture ne nous permet pas uniquement de nous nourrir avec des fruits et légumes sains, naturels et savoureux. Elle nous permet également de reprendre le contact avec la terre et avec les valeurs oubliées. Nous reprenons en main « la direction des opérations » et nous imprimons au mouvement la cadence qui nous sied. Au lieu d’être toujours dans l’attente, nous devenons les dirigeants et les acteurs de nos vies : consomm’acteurs vigilants et rédacteurs de la charte qui aurait dû nous guider depuis toujours, la charte de l’éthique et du respect.

La permaculture c’est aussi une autre conception de la vie et de nos rapports avec les autres. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elle est basée sur une éthique qui elle-même est basée sur une valeur fondamentale : le respect : Respect de soi, respect de l’autre, respect de la terre. En cherchant bien, vous retrouvez ces valeurs dans toutes les religions, dans toutes les philosophies. Allez, je prend le risque de dire que la permaculture est l’expression d’un certain humanisme. Par ailleurs,et au vu des initiatives citoyennes qui fleurissent à travers le monde et de leurs impact sur les sociétés humaines, je dis que sans aucun doute la permaculture permet le développement d’une conscience écologique commune.

Je constate de plus en plus que l’Algérie est également concernée par ce mouvement quasi mondial qui véhicule des valeurs hautement humanistes : Connexion et mixité sociale – éducation – respect – écologie – partage – vivre-ensemble – liens intergénérationnels.

Avant de terminer, j’aimerai dire un mot sur la situation de l’agriculture algérienne. Je ne crois pas qu’il puisse se trouver une seule personne sensée qui puisse me dire que notre agriculture génère un sentiment de fierté. Sur tous les plans : céréaliculture, maraîchage, arboriculture, etc. c’est la sinistrose.
Cette agriculture qui n’a réussi à assurer ni la souveraineté alimentaire ni l’autonomie alimentaire doit se renouveler. Mais cela est un autre débat qui sera abordé ultérieurement.

La permaculture nous donne à travers ses techniques et ses fondamentaux le pouvoir de nous nourrir pratiquement sans travailler la terre, cultiver sur un balcon ou une petite terrasse, n’a pas d’importance du moment qu’on le fait dans le respect de la nature, de l’environnement et de la biodiversité.

Reprenons notre destin en main à travers la permaculture pour une agriculture familiale nourricière respectueuse des écosystèmes naturels.

J’ai projeté un diaporama complet sur le séminaire « Cultiver sa santé » organisé par la Fondation Djanatu al Arif et le Collectif Torba. Je résume les réactions du public : C’est quand le prochain séminaire-formation ? Quand est-ce qu’il y aura à Saida des formations en permaculture ?AbdelkarimAbdelmadjidAdoula, on a du pain sur la planche ! Je publie ci-dessous certaines photos du séminaire.
Un jeune homme qui assistait pour la première fois aux jeudis du CAC m’a dit son bonheur d’avoir assisté à cette conférence et que c’était son rêve d’enfant de vivre de la terre. Il m’a proposé de venir chez lui pour en discuter avec son père et il se pourrait qu’il mette à notre disposition au moins 01 Ha pour une première expérience permacole à Saida. Donc affaire à suivre.
Par Hassen Ksantini

https://www.facebook.com/djanatualarif/?hc_ref=PAGES_TIMELINE&fref=nf

Une Réponse

  1. Hirech djamila

    Bonjour,je vous félicite pour l initiative.
    Je souhaite être informée des prochains stage de permaculture .
    Cordialement.

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